Après la validation du CPE par un conseil constitutionnel ami, la balle est dans le camp de Jacques Chirac. Il peut choisir la confrontation, en promulgant la loi, avec tous les risques de dérapages et d'embrasement que cela signifie. Qu'il ne se réfugie pas derrière un pseudo Grenelle social alors que la démocratie sociale est méprisée depuis trois mois. Une autre voie est possible. Il peut écouter le pays et demander une seconde lecture au Parlement.

Qu'il ne se trompe pas. Le CPE n'est pas conforme au droit international, même si le Conseil Constitutionnel a refusé d'examiner ce point : si la loi passait en force, elle serait toujours contraire au droit international et elle serait écartée dans son application par la jurisprudence, plaçant dans l'insécurité employés et employeurs.

Si Jacques Chirac promulgue le CPE, il s'exposera à une vague de colère et de protestation sans précédent. La mobilisation citoyenne reste le seul moyen de faire entendre notre voix. Multiplions les modes d'actions. Soyons encore plus nombreux dans la rue le 4 avril.